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Psycho & Sexualité

« Tu ne devrais pas être capable de respirer ». Des policiers se moquent d’un homme menotté quelques minutes avant sa mort

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Récemment, des images qui datent de l’année dernière et qui montrent la mort d’un détenu d’une prison du compté du Tennessee ont été diffusées. Plusieurs agents se trouvaient au-dessus de lui durant les moments qui ont précédé sa mort.

WTVF, le média qui s’est procuré les images de la prison du comté de Marshall, a rapporté que la fille de William Jennette a porté plainte en affirmant que les officiers ont battu et étouffé Jennette, le détenu âgé de 48 ans, en mai 2020. La vidéo de surveillance montre six agents s’empilant sur Jennette alors qu’il dit ne plus pouvoir respirer.

Les gardiens de la prison auraient appelé la police de Lewisburg en renfort après que Jennette ait refusé de s’installer sur une chaise de contention. WTVF rapporte que Jennette a été arrêté deux jours plus tôt pour résistance à l’arrestation, attentat à la pudeur et ivresse publique.

Dans la vidéo datant de mai 2020, on entend Jennette haleter et dire aux officiers qu’il ne peut pas respirer pendant que les officiers demandent qu’on lui attache les jambes.

« Tu ne devrais pas pouvoir respirer », s’exclame une policière.

Jennette était déjà menotté, mais les agents ont utilisé des entraves pour jambes afin de le ligoter. Le Washington Post rapporte que plusieurs officiers étaient au- dessus de Jennette, qui était couché.

A un moment donné, un agent dit à Jennette, « Je vais te casser le pied dans un instant. »

Environ quatre minutes après avoir mis Jennette en position couchée, un officier prévient ses collègues : « Doucement, doucement… N’oubliez pas l’asphyxie, les gars. » Un autre policier affirme ensuite qu’ils n’appuient pas sur ses poumons, suggérant qu’il devrait être capable de respirer.

Selon WTVF, Jennette est mort quelques minutes plus tard. Ses derniers mots étaient: « Je vais bien. »

D’après le Washington Post, le rapport d’autopsie indique que la mort de Jennette est un homicide – et cite comme facteurs contributifs une combinaison d’asphyxie et de drogues, dont la méthamphétamine. Le rapport a également noté qu’il souffrait de multiples côtes cassées.

Citant les registres de la prison, WTVF a rapporté que Jennette avait des hallucinations et se désintoxiquait après son arrestation. Les gardiens l’auraient placé dans une chaise de contention un jour avant sa mort parce qu’il se frappait la tête contre les murs de la cellule.

Un grand jury a déjà refusé d’inculper les officiers impliqués dans l’incident fatal de mai 2020. Le Tennessee Bureau of Investigation a clos son enquête sur la mort en détention de Jennette après plusieurs mois.

L’action en justice fédérale, qui est en cours, cite le comté de Marshall, la ville de Lewisburg et plusieurs officiers comme accusés.

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